Échappée des flammes

Will you like what you see
If you look in their eyes?

Will it look like you?

See this stranger
in blue water
drowning your self?

Those Mirror Eyes,
oh how they dye
the colour of your soul:

blind eyes binding you
in the retina net of their lies,
optical illusions, their delusion.

And you, you desperate little hope-clinger,
groping for the light switch, trying to
look all beings in the eyes –

still looking for those eyes
where the truth would lie?
Where the truth would live…

*** * ***

Sans même parler de ces precious few qui savent regarder vraiment, de profil, de face, sous toutes les facettes, et ont la délicatesse de ne pas enfermer dans un regard, de laisser la place au changement, au pas vers l’accomplissement, de nous laisser devenir ce que nous sommes ou voulons être, sans s’estimer trahis parce qu’ils n’auraient pas compris le parcours, accompagné le cheminement ; ceux qui, sans pour autant occulter la surface, savent voir le fond, et ne détournent pas les yeux ; ceux qui n’iront nier, pour se rassurer ou se conforter, ni les forces ni les failles…

Il y a une violence terrible, et terriblement banalisée, dans le regard que beaucoup projettent sur ceux qui les entourent – vous l’avez déjà ressenti, ça ?
Ces voix qui disent, non pas ‘sois toi-même’ ou ‘deviens ce que tu es’, mais ‘sois ce que je vois’, ‘conforme-toi à ma vision, ma perception, à ce que j’ai besoin que tu sois’. Qui ont besoin d’accrocher une prise pour leur compréhension limitée à coups de stéréotypes, accoler un complément, un ferment de division, à ce verbe être dont l’harmonie d’ensemble leur échappe. Qui disent ‘tu es ceci’ et ‘tu es cela’, et s’indignent lorsqu’il leur est suggéré de mettre une bonne paire de lunettes, ou juste… d’ouvrir les yeux.
Violence banalisée, dans une société où l’on estime normal de vendre son âme comme son apparence pour un bon salaire ou la sécurité d’un job. Où le travailleur devrait accepter la division, la fragmentation de l’être en petits morceaux pour rangement en petites cases. N’être soi-même que quelques heures par jour, le soir entre la douche et le coucher, et une nuit par semaine, cette folle nuit du samedi où l’on peut tomber masques, chemises et costumes aseptisés.
Insupportable. Inacceptable. Et incroyable, à quel point est niée cette violence abusive de l’uniforme et de l’éclatement d’une personne en éléments partiels, en fragments coupants pour miroirs partiaux…

A ceux que j’aime, et aux inconnus de rencontre :
Je jure que cette psyché travaille sans relâche à élargir son propre cadre, à pousser les limites de ses propres perceptions,
Pour garder les yeux ouverts, le regard dévoilé,
Un espace – j’espère, je veux – de liberté.

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