L’insupportable quotidien (cliché, 1952-2010)

Une ancienne entrée de blog, initialement postée sur myspace, remontée dans les souvenirs et que je fais remonter par ici. Je n’en suis pas fière. La scène n’est pas belle, pas propre, pas nette. Pas de happy ending, et pas de fin, puisque tout cela s’amplifie.
C’était en 2010. Nous sommes en octobre 2011, et un brave maire UMP poursuit gaiement sa guerre aux pauvres, mettant à l’amende les glaneurs de poubelles. Elle est où, la saleté ?
Nous sommes en octobre 2011, et quatre militaires déployés en rose des vents, mais sans fleur au fusil, guettent à l’entrée du métro. Il y a un nombre incroyable ces jours-ci de cars de crs alignés le long des grands axes. Des caméras partout, et, comme me l’avouera une employée de la ratp, prêtes à s’assurer que les agents font leur travail, virent les mendiants, ces indésirables. « Ca ne m’amuse pas, mais je n’ai pas le choix, on est surveillés. » Lire la suite

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La gare, elle est à qui ?

Ne faites pas attention à moi, je ne fais que passer.
‘Pas que je n’aie rien à dire, le monde tourne toujours aussi vite, et on s’attend d’un instant à l’autre à le sentir virer hors de son axe. Mais c’est que justement, j’ai comme une envie de le ralentir, le monde. Sentiment étrange face aux flux d’infos, appels, actions, réactions, brassés de partout. Un instant je suis le flux, j’en suis, de ce flux, l’instant d’après je sors. Vais me poser près d’un chat, un arbre, un canard, un corbeau, à ne rien faire. À tout regarder, apprendre à voir. À sentir l’écorce, sentir pousser les branches. À explorer les paysages sonores.
Mais le monde, qui décidément court vite, finit toujours par me rattraper jusqu’en ces horizons-là. Lire la suite

Scènes de la vie parisienne et d’ailleurs

Entendue à Paris, une causerie de rue tandis que se rassemble la manifestation pro-tibétaine du 10 mars 2009. En face, les bandeaux noués sur les fronts disent « Tibet Libre », les tee-shirts disent « Stop killing » et « Never give up », et sur les drapeaux le soleil se détache sur fond de grisaille parisienne.
Bloqués à un feu piéton, deux cadres disent : Lire la suite